Mais quels sont les chiens les plus adaptés au travail de chien d’assistance psychiatrique ? Question épineuse, chaque association aura ses préférences et nous ne sommes personne pour prétendre avoir plus raison que les autres pour y répondre. Donc au final la question traitée ici ne sera que la suivante : un chien d’assistance INKA : quel chien ?
D’abord, il n’y a pas un profil de chien d’assistance psychiatrique, mais une multitude de profils de chiens adaptés à une multitude de profils de bénéficiaires. En effet, le chien d’assistance étant avant tout un chien de compagnie, il faut que le bénéficiaire s’oriente vers le type de chien avec lequel il aura le plus d’affinités, et dont il sera le plus à même de combler les besoins.
Il n’y a aucun critère de gabarit ou critère physique, hormis en France l’interdiction de former et certifier des chiens catégorisés (chiens de catégories 1 et 2, définis sur des caractéristiques physiques et assimilation à certaines races). Selon les besoins et les préférences du bénéficiaire, il est donc tout autant possible de former un chien de 5kg hyper poilu qu’un mastodonte de 80kg à poils ras. Il y a malgré tout un critère de santé, le chien doit être en capacité physique de suivre son propriétaire dans quasiment toutes ses activités sans souffrir ou que cela ait un impact sur sa santé, et nous aurons tendance à éviter les hypertypes qui restreignent souvent les compétences physiques des chiens qui sont touchés.
Au niveau énergie, on aura tendance à privilégier des chiens plutôt calmes, mais pas forcément flegmatiques. Nous faisons la différence entre le besoin énergétique (chien aimant peu bouger –attention, tous les chiens ont tout de même besoin de sorties quotidiennes- ou chien partant pour des journées entières de randonnée par exemple), qui sont à choisir en fonction du profil du bénéficiaire ; et l’énergie dégagée. Si un chien actif mais ayant une bonne gestion émotionnelle pourra très bien accompagner une personne anxieuse adepte de randonnées dans la vie quotidienne, et sera en mesure de remplir à merveille son rôle de chien d’assistance, ce ne sera pas le cas d’un chien monté sur du 220 volt, ayant une gestion émotionnelle quasi-nulle et un besoin constant de stimulation. Cette cohabitation ne serait bénéfique ni pour l’humain, ni pour le chien.
Evidemment, un chien d’assistance se devra d’être bien dans ses pattes, curieux et confiant et non pas pas peureux ou anxieux, facilement à l’aise dans toute sorte d’environnements puisque c’est un chien qui bénéficie d’un accès à tous les lieux publics sans restriction et dont l’une des tâches est d’accompagner son bénéficiaire partout. Sociable, mais pas non plus à l’excès, il doit être capable de facilement ignorer humains et chiens sans que ce soit une torture pour lui, mais également de supporter la bêtise humaine sans sur réagir (humain qui le touche sans prévenir par exemple). Enfin, ce doit être un chien ayant une bonne gestion émotionnelle, stable, ancré, qui ne se laisse pas facilement submerger par ses émotions ou celles des autres. Car le bien-être du chien est primordial et qu’il ne faut pas que ce rôle puisse l’affecter trop profondément, voire le détruire. Un chien est un être sensible, et il est hors de question, sous prétexte de soutenir des humains qui en ont besoin, de l’oublier.
Cela nous amène forcément à parler de race, ou type racial. Chez Inka (et nous ne parlons qu’en notre nom) nous auront tendance à éviter les types de bergers à la sensibilité exacerbée (comme les bergers belges, le border collie ou l’australien par exemple), et les types de races très nerveux (comme les pinshers ou les jacks russels). Nous célébrons les croisés et les corniauds qui n’ont pas moins de valeur que les chiens de race. Mais l’individu primera toujours sur la race, un berger allemand, ou un kelpie, pourrait tout à fait nous surprendre et montrer de fabuleuses aptitudes à accompagner un de nos bénéficiaires, tout comme tous les corniauds ne présenterons pas les aptitudes nécessaires. C’est donc vraiment du cas par cas, et le type racial sera surtout un indicateur en cas de choix d’un chiot, mais ne sera pas un critère pour la sélection d’un chien adulte.

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